Un canon nommé Baba Merzoug

Posted on Posted inEn bref

Dans la ville de Brest peut être observé un monument commémorant l’invasion de l’Algérie par la France il y a près de deux siècles. L’objet, élancé dans le ciel, est en fait un canon pris à la ville d’Alger. Ayant servi, selon de nombreuses chroniques, à violemment exécuter des captifs et consuls français, la prise de ce canon long de 7 mètres et lourd de 12 tonnes était pour les Français chargée de symboles. Fabriquée à Alger par un fondeur vénitien, l’œuvre avait été commandée par le dey Hassan Agha lors de la fortification de la ville en 1542 de l’ère chrétienne. L’artisan vénitien avait alors utilisé des pièces d’artillerie espagnoles et françaises récupérées lors de la défaite de Charles Quint l’année précédente et avec l’argent récupéré des rançons obtenu en échange de prisonniers. Volé par l’armée française, commandée par le général de Bourmont et l’amiral Duperré, lors de la prise d’Alger, le canon a été acheminé jusqu’en Bretagne où il fut transformé en une colonne reposant sur un socle de granit surmonté d’un coq. L’une des plaques gravées dans le socle de l’édifice porte une inscription montrant une allégorie de la liberté apportant la science aux Africains.

 

Renaud K.