“(…) La localisation de ces bīmāristān est choisie avec grand soin. Bâtis sur des collines, leur localisation doit permettre le renouvellement de l’air; près des rivières et fleuves, il s’agit alors de faciliter la mise en place d’un réseau d’eau courante desservant toutes les pièces des bīmāristān. En 371H (982G), c’est le grand savant et médecin al-Rāzī qui, le premier, et sur demande du sultan bouyide ʿAḍud al-Dawla, fit une expérience surprenante afin de trouver la meilleure localisation possible pour le bīmāristān de Bagdad : il envoya ses étudiants sur différents terrains de la ville pour y suspendre des morceaux de viande et choisit le jour suivant le quartier dans lequel la viande était restée la plus fraîche pour y construire l’hôpital ʿAḍudi. Le sultan Ṣalāḥ al-dīn utilisa une technique similaire au Caire en privilégiant un lieu sain, et choisit de transformer en hôpital le palais qui souffrait le moins de la présence d’insectes parmi tous les palais soigneusement observés. Celui-ci devint le bīmāristān al-Nāṣirī. (…)”

Cet extrait est à retrouver dans le N°7 de Sarrazins, en vente ici :