Règne d’Umar ibn al-Khaṭṭāb


“(…) A un grand compagnon à la tête de l’Empire islamique allait en succéder un second : le célèbre ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb. Né en 584 de l’ère chrétienne à La Mecque, il était, jeune, de ces Arabes de l’ère préislamique sachant lire et écrire; grand et fort, il avait très tôt été initié à l’art du combat et à l’équitation. En 610, lorsqu’un certain Muḥammad ﷺ fait entendre à la cité mecquoise, lieu de tous les pèlerinages locaux, qu’il est le dernier Envoyé divin, ‘Umar fait d’abord partie de ceux qui s’opposeront le plus à sa prédication. Menaçant de mort le Prophète ﷺ, faisant arrêter les musulmans fuyant vers l’Abyssinie, en Afrique, c’est après six années de lutte acharnée contre l’islam qu’il finissait par devenir musulman, par le biais de sa soeur. Il est alors le premier des musulmans nouveaux à annoncer et prêcher publiquement l’islam à ses congénères polythéistes; on le voit même prier – seul – dans l’enceinte de ce qui sera la mosquée sacrée demain, face à la Ka’aba. Du fait de son charisme et de sa force au combat, personne parmi les potentats mecquois n’osait alors se mettre au travers de son chemin. Devenu un ami intime du Prophète Muḥammad ﷺ, il avait migré avec le reste de la umma à Médine avant de participer à l’ensemble des batailles menées contre les belligérants mecquois, de Badr à Uhud. En 625, il offrait au Prophète ﷺ sa fille, Ḥafṣah, en mariage, avant de participer à la conquête musulmane de La Mecque cinq ans plus tard. Lorsque le prophète mourait, en 632, il participait évidemment à l’élection d’Abū Bakr al-Ṣiddīq comme premier calife de l’histoire. Il avait alors aidé ce dernier à regagner l’Arabie après qu’elle ait été disputée par certains faux prophètes et rebelles divers avant de participer à la conquête des Empires perses et byzantins. Devenu le second calife de l’islam, ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb allait régner 10 ans sur un Empire en passe de surpasser tous les autres. Magnanime, son premier geste est alors d’amnistier les prisonniers du Califat précédent puis d’offrir aux leaders des plus grandes tribus arabes le soin de gérer les provinces conquises. Ses réformes sont aussi nombreuses : il crée un bureau des complaintes, consent à séparer les pouvoirs militaires et politiques et met en place une police civile. Entraînant un développement de la culture des terres, il fait creuser de nombreux canaux en vue de faciliter l’accès à l’eau et les échanges commerciaux. Il est aussi l’homme ayant repris Jérusalem aux chrétiens sans qu’aucune arme n’ait été levée (…)”

Cet extrait est à retrouver dans notre ouvrage “Les 101 grandes moments de l’islam”, en vente ici :

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