Quand le climat se mit au service de l’islam

 

Dans un étonnant et intéressant ouvrage nommé « Catastrophe« , David Keys émet l’idée d’un climat qui aurait changé la face du monde au VIème siècle grégorien, favorisant ainsi l’essor et l’expansion de l’islam.

On le sait, le climat est une constante au moins aussi importante qu’elle est passée sous silence dans les évènements ponctuant régulièrement l’Histoire. À l’origine de bien de tensions et révoltes connues – la grogne montante des paysans avant la Révolution française de 1789, celle des Syriens las d’une sécheresse niée par l’Etat syrien avant la guerre actuelle – le climat peut sembler être tout autant un allié déguisé qu’un ennemi apparent.

Il y a plus de 14 siècles, quand le Coran descendu au meilleur des Hommes, Muhammad, paix et salut soient sur lui, le monde traversait alors un  »petit âge glaciaire » que l’on sait avoir démarré en 536 pour finir en 660. En effet, les scientifiques ont pu observer que brutalement, en cette année, le monde perdit 1 degré. Chute la plus importante depuis près de 3000 ans. Un dérèglement climatique, causé par une succession d’irruptions volcaniques, qui aura alors un impact sévère sur les récoltes et la propagation de la peste, appréciant, elle, les basses températures. Des foyers de peste se déclenchant ici et là, en des contrées aussitôt envahis de criquets dévastant les friches abandonnées. Partout, crises et conflits se font et se défont.

Par la grâce du Seigneur des Mondes, seule l’Arabie va alors y échapper. Mieux encore, c’est une véritable amélioration de ses conditions climatiques qui se réalisa. Les pluies vont tomber en abondance, les pâturages vont se multiplier et par effet de corrélation les dromadaires aussi. Les dromadaires, moyen de transport des Arabes, source de profit et montures de guerre ; vont alors aider au déploiement de l’économie locale et permettre aux caravanes de toujours mieux circuler. Les Arabes, au détriment de l’ensemble de leurs voisins, vont ainsi bénéficier d’avantages réels. Et cela se ressentira considérablement lors des campagnes militaires suivantes menées par les musulmans notamment auprès de Byzantins et Perses très affaiblis.

Les historiens sont aussi nombreux à remarquer qu’après cette clémente parenthèse climatique, dès la seconde moitié du VIIème siècle, c’est une intense vague de sécheresse qui va s’abattre sur la terre des deux lieux saints. Une sécheresse telle qu’elle poussera de nombreux Arabes à quitter terres et tribus pour s’engager dans les rangs du Jihad armé à l’étranger. 

Renaud K.

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