Quand l’astronomie musulmane inspirait l’Europe

” (…) Au 13e siècle chrétien, Michael Scot va quant à lui faire connaître aux Latins les travaux d’Ibn Rushd. Si sa pensée philosophique va bouleverser les milieux chrétiens et servir à Thomas d’Aquin à se faire un nom dans la scolastique, ses travaux en astronomie vont en Europe ouvrir de nouvelles portes en la matière. Les astronomes européens vont se frotter en parallèle aux travaux d’al-Bitruji puis surtout à ceux d’Ibn al- Haytham. Soutenus par le savant et philosophe anglais Roger Bacon, grand penseur médiéval européen de l’époque, les travaux d’Ibn al-Haytham vont encore inspirer ceux de George Peurbach et bien d’autres. (…) Connu pour avoir simplifié les modèles planétaires et théorisé le modèle héliocentrique aujourd’hui adopté, l’on retrouve dans les écrits de Copernic la mention de plusieurs grands astronomes musulmans. Il avait profondément étudié les travaux d’al-Battānī (que l’on retrouve vingt-trois fois dans De revolutionibus), ainsi que ceux de Thābit ibn Qurrah et d’al-Zarqālī (…). C’est grâce aux jalons déjà posés en la matière par les savants arabo-musulmans que Copernic avait résolu les problèmes d’irrégularités dans le mouvement de la terre et des planètes. Al-Battānī sera aussi fréquemment cité par Riccioli et Tycho Brahe, deux des astronomes les plus importants de la Renaissance européenne; mais aussi par Kepler et Galilée. Les Grandes Découvertes, entamées par Christophe Colomb en 897H (1492), ont elles aussi la marque des travaux arabes. C’est ainsi sur la base des calculs d’al-Farghānī du degré de latitude pour calculer la circonférence de la Terre que Colomb entreprenait son périple. (…)”

Cet extrait est à retrouver dans le N°3 de Sarrazins, en vente ici :

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