Extraits

L’islam au féminin



L’extrait⁣

” (…) Outre le Ḥadīth et parfois, le droit, c’est aussi l’histoire et la théologie qui trouvent l’intérêt des femmes de science. La Sīra du Prophète (pssl) ainsi que l’histoire des grandes batailles de l’islam vont par exemple trouver en Umm al-Hana al-Marāghī et Umm Aḥmad al-Maqdisī d’intéressées lectrices. En matière de théologie, le Kitāb al-tawḥīd de l’imam Ibn Khuzayma a quant à lui été appris et transmis par Zaynab bint ‘Umar al-Kindī qui, avant la fin du 7e siècle de l’hégire (13e siècle G), avait notamment eu al-Dhahabī comme élève. Plus tard, c’est une certaine Amat al-Khāliq bint Zayn al-Qahiri qui se fait un nom dans les cercles savants, au 10e siècle hégirien (15e siècle G), en ayant tour à tour mémorisé et enseigné la Sīra d’Ibn Hishām, le Musnad de l’imam Aḥmad ou le Mu’jam al-ṣaghīr de Ṭabarānī. La grammaire est aussi un domaine très largement exploité par la gent féminine en terre d’Islam. Au 4e siècle hégirien (10e siècle chrétien), l’Andalousie musulmane avait hébergé l’une des lettrées les plus fameuses de l’islam médiéval : Lubna de Cordoue. D’abord une servante, de souche ibérique, du calife omeyyade de Cordoue, ʿAbd al-Raḥmān III, elle avait finie par devenir la secrétaire personnelle du calife suivant, al-Ḥakam II. Poétesse accomplie, elle avait notamment été chargée de la diffusion et la copie des ouvrages de la bibliothèque califale. Rien qu’à Cordoue, les érudits et historiens ont en réalité estimé à 170 le nombre de femmes lettrées ayant travaillé dans la copie d’ouvrages sous le seul règne du calife al Ḥakīm II. (…)”⁣

extrait est issu de “L’islam au féminin”, à retrouver dans le N°2 de Sarrazins, en vente ici :

⁣https://www.sarrazins.fr/produit/pre-commande-n2-france-et-dom-tom/