Les voilées de Lima

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Considérés à l’époque coloniale comme des symboles même de la féminité péruvienne par les voyageurs et peintres européens, la saya (jupe longue) et le manto (voile) portés par ces autochtones (en photo) ont de quoi étonner les regards peu au fait.

Importée par la bourgeoisie espagnole, elle-même inspirée par les musulmanes d’époque, cette façon de se vêtir va très vite être adoptée par les habitantes de la capitale péruvienne. Désireuses de copier l’élite, elles avaient aussi compris le pouvoir qu’avait cette tenue sur les hommes. Moins dérangées, elles pouvaient déambuler désormais sans encombre dans les rues de Lima et d’ailleurs. Alicia del Aguila, sociologue auteur de « Les voiles et les peaux », explique ainsi que l’objectif était ainsi de mieux se protéger. Permettant encore de masquer son rang social ou sa couleur de peau, cette tenue avait engendré des utilités multiples, jusqu’à parfois servir d’outil de séduction chez certaines. On laissait en effet apparaître l’œil où le talon afin de mieux attirer le regard de certains.

Nombreuses jusqu’au début du 19ème siècle, les tapadas de Lima intriguèrent longtemps les observateurs, jusqu’à quasiment disparaître le siècle suivant.

Renaud K.

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