La Régence d’Alger

“(…) À son apogée entre les 16 et 17e siècles chrétiens, la Régence compte plus de 150 000 habitants. Si les Berbères y sont majoritaires, les Arabes et Turcs y sont fréquents, ainsi des Morisques et juifs ayant fui l’Espagne et son Inquisition. De nombreux Européens y sont encore croisés. Ils sont des esclaves capturés en mer et servant dans les galères et à quelques maîtres en ville, ou des hommes libres exerçant le métier de corsaire après s’être convertis à l’islam. Traîtres à leur nation, ce sont pour l’Europe des “barbaresques” et “renégats”; s’attaquant aux navires chrétiens, ils sèment la terreur sur les eaux à la recherche d’esclaves et de butin. Cité cosmopolite avant l’heure, Alger est ainsi le lieu de toutes les langues : si l’arabe y est la langue officielle, l’italien, le turque ottoman, le français et même, l’allemand et le néerlandais y sont aussi parlés. La Régence d’Alger est alors très prospère et l’on y retrouve tout ce que le monde méditerranéen envie : l’artisanat y est riche et varié et le commerce des captifs vendus ou rendus après rançon rapporte des revenus conséquents. Si les aghas et deys, élus par des armateurs et Janissaires, qui gèrent la cité au 17e siècle chrétien sont régulièrement assassinés, ils parviennent à terme à s’extirper de l’emprise de l’Empire ottoman et à imposer leurs propres termes aux puissances européennes. Celles-ci sont alors nombreuses à tenter une prise d’Alger, en vain. Britanniques, Danois ou Espagnols, tous échouent à l’approche de la cité blanche et l’on paye le tribut à la Régence jusqu’en Suède. (…)”

Cet extrait est à retrouver dans “Les 101 grands moments de l’Islam”, en vente ici :

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