La hadith au temps des Compagnons

“(…) Si des compagnons s’y sont opposés, la plupart n’avaient eu aucun problème à poser des hadiths à l’écrit. Parmi eux : Zayd ibn Thābit, Amr ibn Ḥazm al-Anṣārī, Abū al-Yasar Ka’b ibn ‘Amr et Abū Hurayra. Le professeur émérite et chercheur Muṣṭafā al-Azami, dans son étude “Studies in Early ḥadīth Literature”, nomme ainsi le nom de 50 compagnons ayant écrit, ou permis l’écriture, des hadiths, mais aussi 49 successeurs, 87 savants du premier siècle hégirien, 251 au début du second. (…) ‘Alī ibn Abī T̩ālib, cousin du Prophète Muḥammad (pssl) et quatrième des califes bien-guidés, possédait quant à lui un feuillet sur lequel il avait inscrit des hadiths et qu’il gardait dans le fourreau de son sabre. Abdullāh ibn Amr ibn al-ʿĀṣ s’était même vu accordé la permission du Prophète (pssl) lui-même de poser à l’écrit ses dires. On lui connaît d’ailleurs un recueil, As Sāhifa as sadiqa, auquel il savait souvent se référer jusqu’à sa mort en 65H (684). (…) Certains laissent entendre que ledit recueil contenait déjà plus de 800 hadiths (Aḥmad Ibn Ḥanbal en rapporte de lui 860). Après la mort du Prophète (pssl), c’est le premier calife de l’histoire, Abū Bakr, qui avait réuni quelque 500 hadiths dans un recueil, avant de le brûler de peur que la confusion règne dans l’esprit des croyants. ‘Umar ibn-al-Khaṭṭāb, son successeur, avait aussi tenté une première recension avant de se raviser pour se concentrer sur la compilation du Coran, jugée prioritaire à ce moment-là (…)”

Cet extrait est issu du N°3 de Sarrazins, à commander ici :

Fermer
Fermer

Se connecter

Fermer

Panier (0)

Cart is empty Aucun produits dans votre panier.