Etudier sous l’empire ottoman

En 972 de l’hégire (1565), un décret impérial imposait l’étude de certains ouvrages aux élèves souhaitant entrer dans les écoles officielles. Sur les 39 titres retenus, 3 étaient des ouvrages de langue arabe, 5 des livres sur les fondements du droit (usul al fiqh), 7 des livres sur les branches du droit (furu al fiqh), 12 titres étaient des ouvrages de hadith et 12 autres des exégèses (Tafasir) du Coran. Parmi les oeuvres à apprendre pour espérer devenir les juges (qadi), gouverneurs et muftis de Jérusalem, Damas ou Istanbul de demain figuraient ceux-ci :

 

Le Qamus du lexicographe al Fairuzabadi (m.816H/1414), ouvrage majeur en langue arabe ; Al Kashshaaf du perse al Zamakhshari (m.1144), exégèse aux relans mu’tazilites dont les commentaires imposés, notamment celui de Sharaf al din al Tibi (m.743H/1342), servaient à corriger certains points de vue ; les Sahih de Muslim et Bukhari, avec les commentaires de ce dernier d’Ibn Hajar (m.853H/1449) et Badr al-Din al Ayni (m.857H/1453) ; le classique du fiqh hanafite qu’est Al Hidayah, de Burhan al-Din al-Farghani al-Marghinani (m.593H/1197), accompagné lui encore de plusieurs de ses commentaires ; Al Jami fi Ahkam al Qurʾan, célèbre exégèse coranique d’al Qurtubi (m.671H/1273) ; le recueil d’avis juridiques, Al fatawa al Khaniyya, de l’imam Hassan ibn Mansur “Qadi khan” (592H/1196) ; Al Durr Al-Manthur, un autre célèbre exégèse du Coran de Jalal al Din al Suyuti (911H/1505) ; ou encore Masabih al Sunnah, recueil tardif de hadith du savant chaféite al Baghawi (m.515/1122). An Nawawi et Ibn al Athir comptaient encore parmi les autres savants ici plébiscités.

 

Renaud K.

 


Pour en savoir plus :

Ahmad Shahab et Nenad Filipovic, The Sultan’s Syllabus: A Curriculum for the Ottoman Imperial medreses Prescribed in a fermān of Qānūnī I Süleymān, Dated 973 (1565)

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