Ces grandes dames aux prémices de l’islam

Les femmes avaient eu dans les premiers siècles hégiriens un rôle considérable dans la transmission de l’islam. Fille du célèbre compagnon et général de guerre Sa’d Ibn Abī Waqqāṣ, Āʾisha aura été l’une des juristes et enseignantes les plus prisées de son temps; l’imam Mālik ibn Anas – l’un des quatre imams du fiqh – avait été l’un de ses élèves. Au siècle suivant, c’est la descendante du Prophète Muhammad ﷺ et petite fille d’al-Ḥasan, fils d’Alī, qui marquera les cercles savants. Mariée à Isḥāq al-Muʾminīn, l’un des fils de Ja‘far al-Ṣādiq, elle avait été l’une des enseignantes de l’imam al-Shāfiʿī. Ayant donné de ses fonds à ce dernier afin qu’il puisse compléter ses études, elle avait dirigé une prière funéraire sur ce dernier après sa mort. Plus tôt, c’est al-Shifāʾ bint ʿAbdallāh qui se faisait consulter par le compagnon et calife ῾Umar Ibn Al-Khaṭṭāb quant aux bonnes pratiques à adopter en matière de commerce. Au 2e siècle de l’hégire, quand le calife omeyyade ʿUmar ibn ʿAbd Al-ʿAzīz décidait de produire son recueil de hadith, il en confiait la surveillance à une autre dame, la juriste et spécialiste du hadith ʿAmrah bint Abd al-Raḥmān. Elle avait été, comme tant d’autres, l’une des élèves de celle que tous s’accordent à considérer comme la mère ses savantes, ʿĀʾisha bint Abī Bakr, célèbre épouse du Prophète Muḥammad ﷺ. 

Renaud K.


Pour en savoir plus :

  • Al-Muhaddithat, the women in scholars, Mohammad Akran Nadwi, Interface Publications, 2013
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