Extraits

Al-Kindī

« S’il est avant tout connu comme un philosophe (plus précisément pour un logicien), al-Kindī a manifesté un intérêt certain pour la plupart des sciences de son temps. Employé en tant que calligraphe par le calife très orthodoxe al-Mutawakkil (à partir de 232H/847G), il a rédigé de nombreuses lignes dans le domaine de l’optique, notamment sur la lumière et les rayons. Se basant notamment sur les idées du Grec Euclide et sur ses connaissances en géométrie, il traite de la question des miroirs, du bleu du ciel, et d’autres phénomènes météorologiques (comment est formé le vent, etc.). Mathématicien, il use de l’arithmétique pour discuter des effets des médicaments et prolonge les travaux d’al-Khwārizmī quant à l’usage des chiffres indiens (nos « chiffres arabes »), via son Kitāb fī Istiʿmāl al-ʾAʿdād al-Hindīyyah. (…) il a encore aidé au développement de la cryptanalyse (technique servant à déduire un texte en clair d’un texte chiffré sans posséder la clé de chiffrement) en offrant, avec sa Risāla fī Istikhrāj al-Kutub al-Mu’ammāh, une méthode consistant à analyser les variations de la fréquence d’occurrence des lettres afin de mieux déchiffrer un texte crypté. (…) Selon Ibn al-Nadim et son catalogue bibliographique, le Fihrist, al-Kindī aurait écrit plus de 250 livres et traités, dont 32 rien qu’en géométrie, et 22 en médecine et en philosophie. Si la plupart des originaux ont été perdus au cours des siècles, dont certains ont été détruits lors du sac de Bagdad par les Mongols en 656H (1258G), une partie a notamment survécu grâce à des traductions en latin, lesquelles vont grandement influencer les savoirs et la pensée médiévale européenne. (…) »

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