Al Khwarizmi, père de l’algèbre

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Né sous le califat abbasside à la fin du 8ème siècle chrétien, Muhammad Ibn Musa al-Khwarizmi est véritablement le savant de son siècle. 

Astronome, géographe, mais aussi et surtout mathématicien, on lui doit le premier véritable manuel d’algèbre (de l’arabe al jabr) ainsi que la diffusion des chiffres arabes qu’il reprend des Indiens en y ajoutant le zéro. S’il ne crée pas les algorithmes (oeuvre des Babyloniens), son travail de classification et de précision est tel qu’il est considéré dès le 12ème siècle chrétien comme le pôle en ce domaine par l’Europe qui découvre ses œuvres en latin et élabore le terme d’algorithme en traduisant son nom (Algoritmi). Sous le règne du calife al Ma’mun, il rédige son livre le plus fameux, Kitabu ‘l-mukhtasar fi hisabi ‘l-jabr wa’l-muqabalah, soit l’Abrégé du calcul par la restauration et comparaison. Cet ouvrage a d’ailleurs ça de particulier que pour un livre de mathématiques, il ne contient pas un seul chiffre. Composant encore les premières tables astronomiques du monde musulman, servant à connaître la position des astres dans le ciel à une date donnée, il aura aussi trempé dans l’astrologie, comme bon de savants de l’époque et au grand dam des traditionalistes, prédisant même le long règne du calife al Ma’mun, ne se trompant que de quelques semaines…

Mourant à Bagdad en 235 de l’hégire (850), un cratère lunaire ainsi que deux astéroïdes portent encore aujourd’hui son nom. 

Renaud K.