Al-Ghazālī, prêcheur de ces califes

“(…) Son Mustaẓhirī écrit en 487H (1094) – à la demande du calife al-al-Mustanṣir – est alors l’ouvrage d’éthique politique du savant de Tus. Al-Ghazālī y définit les devoirs du calife et les prescriptions de la Loi en matière de gouvernance, ceci dans la droite lignée des traités (Siyāsa) d’al-Māwardī et plus tard, d’Ibn Taymiyya. Mener le Jihad (ailleurs, dans son Wajīz, il y stipule l’obligation communautaire de faire la guerre au moins une fois à l’année), faire respecter les prescriptions de l’islam, veiller au bon fonctionnement des métiers indispensables à la vie en société, déléguer de ses prérogatives à ses vizirs et émirs, consulter les juristes, accomplir le Hajj chaque année; les devoirs politiques du calife sont alors nombreuses. Telle une réponse faite aux chiites et leur théorisation de l’imamat, al-Ghazālī en trace les limites et contours ; ailleurs, il pose les conditions à l’élection du souverain. Légitimant le pouvoir des Banū al-ʿAbbās et faisant des Qurayshites les uniques dépositaires du califat, al-Ghazālī n’échappe ici non plus pas à ce qui sera une constante dans ses ouvrages : le rappel de la mort et ses étapes (niées par les philosophes et qu’al-Ghazālī aime à rappeler). “La vie en ce bas monde – nous dit-il – c’est le champ où l’on jette la semence de la vie future; c’est l’instrument, l’outil qui permet d’atteindre l’Autre monde pour tous ceux qui considèrent effectivement ce bas monde comme un instrument et comme un lieu de passage, et non comme un lieu de séjour et une patrie”. Une politique menée sans conscientiser le fait d’avoir été mis sur terre pour se préparer à l’Autre monde ne serait alors que perte. (…)”

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