A l’assaut du Philadelphia, ou l’Amérique contre les “Barbaresques”

Fin du 18e siècle chrétien, les États “barbaresques” – Alger, Tunis, Tripoli et Salé – imposent aux Européens d’importants tributs afin de pouvoir librement voguer en Méditerranée. Au même moment, les États-Unis naissaient. Cherchant à s’y faire une place, ils sont autant harcelés par les corsaires musulmans. Dix de leurs navires sont pris rien qu’en 1207H (1793); deux millions de dollars sont offerts en rançon en seulement quelques années afin de libérer les équipages capturés. C’en est trop pour les États-Unis. Des frégates sont construites en vue de mieux se défendre; la guerre est déclarée contre Tripoli. Si les États-Unis se défendent bien, l’une de leurs frégates, l’USS Philadelphia est pourtant capturée un 31 octobre 1803. Réintégré à la flotte du pacha de Tripoli, le navire – alors le plus efficace au monde – est alors utilisé contre ses propres hommes. Car ils savent qu’ils ne pourront le reprendre, les Américains montent alors un plan d’enfer : pénétrant le port de Tripoli, ils font littéralement brûler leur navire un 16 février 1804. La guerre pouvait continuer.

Renaud K.


Pour en savoir plus :

  • Cooper, James Fenimore (1826). History of the Navy of the United States of America. Stringer & Townsend, New York. p. 508.
  • Joseph Wheelan, Jefferson’s war : America’s first war on terror, 1801-1805, New York, Carroll & Graf Publishers, 2003, 414 p.
  • Joshua E. London, Victory in Tripoli : How America’s War with the Barbary Pirates Established the U.S. Navy and Shaped a Nation, New Jersey, John Wiley & Sons, Inc., 2005, 288 p.

Fermer
Fermer

Se connecter

Fermer

Panier (0)

Cart is empty Aucun produits dans votre panier.