Ṣalāḥ al-dīn, un sultan aux petits soins

“(…) Réformant le système fiscal pour le rendre plus conforme aux normes islamiques, Ṣalāḥ al-dīn avait mis un point d’honneur à ré-organiser le prélèvement de la zakat. Distribuant les terres prises aux Fatimides à ses émirs et militaires, il avait aussi permi au système de l’iqta de devenir norme, permettant ainsi aux propriétaires concernés de prélever l’impôt sur une terre sans pour autant bénéficier de droits sur les hommes y travaillant (au contraire de la féodalité occidentale). La baisse des recettes dues à la suppression des taxes non-islamiques ont encore été compensées par une réforme monétaire symbolisée par la frappe d’une nouvelle monnaie, en son nom et celui du calife abbasside. Congédiant une partie des troupes fatimides d’avant son règne, Ṣalāḥ al-dīn avait cependant incorporer un nombre conséquent d’entre eux dans ses troupes. Il avait aussi sur le plan militaire réussit à faire de sa flotte la plus importante de Méditerranée après celle des Almohades, s’aidant d’ailleurs de marins venus du Maghreb. Il avait encore créé en Egypte et à Jérusalem plusieurs hôpitaux, tous aidés du système du waqf, ainsi que des écoles ouvertes aux orphelins. La soeur de Ṣalāḥ al-dīn, Sitt al-Shām, en avait fait de même durant son long veuvage. Au grand dam de la papauté, les marchands d’Italie ou d’ailleurs profitent sans vergogne de la réussite du sultan pour s’installer dans les grandes cités d’Egypte et du Sham. (…)”

Renaud K.

Cet extrait est issu du n°2 de Sarrazins, en vente ici :

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