Ṣalāḥ al-Dīn, le récit d’une vie


“(…) Se mariant en 571H (1176) avec l’ex-femme de Nūr al-Dīn, une dame âgée de 40 ans répondant au nom de ʿIṣmat al-Dīn, Ṣalāḥ al-Dīn lui écrivait régulièrement depuis le champ de bataille. Il n’avait d’ailleurs appris sa mort, une décennie plus tard, qu’après de longs mois; ses proches avaient en effet préféré le lui cacher le temps qu’il parvienne avec succès au bout de ses sièges. N’ayant eu aucun enfant avec elle, il avait en revanche été le père de vingt-quatre filles et garçons, tous obtenus avec sa dizaine de concubines. Chacune avait d’ailleurs été affranchie après avoir mis au monde l’un d’eux et pu suivre l’éducation religieuse d’imams dédiés à la tâche. Ne voyant que par coups de vent ses enfants, Ṣalāḥ al-Dīn les confiait généralement à ses meilleurs hommes, lesquels devaient alors veiller à leur enseigner l’islam et l’art de la guerre. Constamment au combat, Ṣalāḥ al-Dīn vivait le plus souvent dans la plus grande des simplicités. Partageant le repas avec ses hommes, il ne dormait dans sa tente que lorsque le mauvais temps le contraignait et il n’hésitait pas, pour l’exemple, à punir ses gouverneurs trop pressés de lui offrir une résidence luxueuse où séjourner. (…) Guerrier au grand coeur, Ṣalāḥ al-Dīn avait à plusieurs occasions laissé ses larmes couler devant foule. Des larmes ont coulé sur ses joues à la mort de son jeune frère Burī devant les murs d’Alep en 578H (1183). Elles ont coulé encore devant une Franque venue lui réclamer en sanglot la libération de son fils capturé plus tôt. Elles ont encore coulé, à de nombreuses occasions, quand il lui prenait d’écouter ses récitateurs lui rappeler quelques versets du Coran. (…)”


Cet extrait est à retrouver dans le N°2 de Sarrazins, en précommande ici :

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