Près de 3 000 personnes, dont 1/3 de civils, ont été tués en septembre dans le cadre du conflit en Syrie. Il s’agit du mois le plus meurtrier de l’année, ceci notamment en raison de l’intensification des offensives contre les différentes factions islamiques armées sur place.

La palme du bourreau le plus efficace semble sans conteste pouvoir être donnée aux russes, qui depuis le ciel larguent obus et bombes diverses sur des quartiers entiers. Sous prétexte de vouloir anéantir les rebelles locaux, aidant par la même les troupes de Bachar al Assad au sol, ils ne lésinent pas à aussi cibler les convois humanitaires et les hôpitaux. L’Observatoire syrien des droits de l’homme comme Amnesty International rapporte aussi comment d’autres convois de civils fuyant les combats sont régulièrement anéantis.

Pour plus d’efficacité, ce sont aussi des miliciens professionnels payés par Moscou qui sont ensuite envoyés afin de ratisser les lieux. Ces organisations officieuses se nomment l’Organisation paramilitaire des cosaques du Don, le corps slave ou encore le groupe Wagner. Récemment, deux de ces miliciens avaient été capturés par l’EI, filmés le visage couvert d’hématomes, avant d’être exécutés.

Non dépourvues d’humour, les autorités russes ont récemment accusé les États-Unis de faire semblant de frapper l’EI. La coalition dont ils sont les maîtres n’est pourtant pas en reste. Cet été encore, ils avaient sans s’en cacher usé de phosphore blanc dans l’une de leurs opérations, ceci s’ajoutant à de nombreux bombardements tout aussi massifs que ceux des croisés du Kremlin. Notons que sur le millier de civils morts, près d’un tiers sont des enfants, parfois tués en leurs propres écoles.

Renaud K.

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