Régulièrement, au travers de nos médias nationaux, les regards et oreilles sont invitées à se poser sur de jeunes franco-maghrébines appeler à faire étalage de leur apostasie. Une apostasie point toujours affichée comme telle, certes, mais que les initié(e)s sauront déceler. II ne s’agit en effet pas d’aller jusqu’à nier explicitement l’existence d’Allah, mais bien de Lui retirer de Ses attributs ou prérogatives, quand il n’est pas question de se revendiquer d’un islam dépouillé de toute son essence et de ses fondements, correctement conforme aux attentes des négateurs et idolâtres contemporains.

En tête de gondole dans les rayons de la Fnac, en tête d’affiche – un temps – d’un parti politique, sous l’oeil des caméras d’un oisif réalisateur ; les tribunes offertes à ces Mariannes venues des rives ensoleillées d’Afrique du Nord ne manquent pas. A l’instar de la femme voilée inlassablement ciblée lorsqu’il s’agit de taper sur l’islam et sa visibilité, c’est ainsi vers sa soeur marchant en sens inverse que l’on tend le plus de mains délicatement intentionnées. La femme, toujours la femme. Travailler sur ces femmes est un procédé dans les faits usé depuis fort longtemps. Déjà, du temps de l’Algérie coloniale, ce sont vers ces mêmes femmes que les autorités françaises jetèrent leur dévolu. « N’êtes-vous donc pas jolies? Dévoilez-vous! » qu’ils disaient alors. Autre contexte, autre Nation, un haut placé de l’administration américaine n’avait-il pas dit quand il était encore question de militairement intervenir en Iran, qu’en lieu et place de bombes, c’était des mini-jupes qu’il fallait y envoyer?

Il serait ici long d’expliquer le pourquoi de cette éternelle lutte contre l’ennemi se faisant au travers de la soustraction de ses femmes, mais il convient de comprendre que ce procédé a cela de fécond qu’il permet généralement de mettre doucement à genoux quelconque « clan » ne sachant baisser les armes. Pour en revenir à nos moutons, souvent, dans le discours de ces dames citées plus haut, une chose refait aussi surface. Non seulement leur compréhension de la religion semble proche du néant, mais qui plus est, il semble ressortir un problème plus grand : le vecteur, celui par qui la religion se transmit. Anciennement mariée à un vilain « salafiste », élevée par un barbu antipathique ou dans une famille faussement orthodoxe, intellectuellement abusée par de profiteurs hommes présentés comme savants… Comme éloignée des livres, des bonnes âmes et d’un quelconque apprentissage sain et encadré, ces femmes chantant désormais les louanges de leur libération disent toutes avoir du subir la bêtise de leurs mâles ou matrones déjà endoctrinées.

L’argument est peut-être faible et parfois non-avenu mais mérite d’être entendu. En effet, notre rapport avec nos femmes, filles ou soeurs, nous « mâles musulmans » et autres chefs de famille, est-il au moins juste et approprié? Souvent, en voulant faire trop vite, au contact d’une épouse ou d’une mère faiblement islamisée, on peut être effectivement tenté à bruler les étapes. Parfois, à vouloir faire trop bien, on en vient à faire aussi finalement très mal. Et à bruler les étapes et à faire mal, les unes peuvent vite être amenées à répondre aux sirènes des autres. On pêche aussi parfois à ne point trop examiner les armes usées par ceux souhaitant nous arracher nos dames (communautairement parlant) après leur avoir fait tomber le voile. Le constat est pourtant observable : ils savent jouer sur la corde sensible de la séduction et donner ce que femme faible en foi attends. Cherche-t-on seulement à intelligemment se prémunir de leurs propagandes? A qui, de nos « mâles musulmans », veut sauvegarder sa femme, sa famille, sa communauté (car il est question de cela), n’a pourtant qu’à regarder dans la Sunna de l’homme, paix et salut soient sur lui, qui eut autant d’épouses que d’heureuses et comblées à ses côtés. Ceci grâce à un savant mélange entre droits et devoirs, douceur et fermeté. La constance dans le juste milieu en somme. Si seulement en sa Sunna nous étions moins sélectifs..

Renaud K.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *