Charles Darwin, idole des athées et autres âmes croyant en la divine aura de ce qu’elles nomment « La science », est un personnage en fait bien méconnu. Si il attestera d’un certain agnosticisme à la fin de sa vie, nier l’existence d’Allah ne fut jamais au centre de son propos. Au contraire, théiste il se définira souvent. Son oeuvre majeure, « L’origine des espèces » témoigne d’ailleurs pour lui.

Extrait (parmi tant d’autres) :

« Il est intéressant de contempler un rivage luxuriant, tapissé de nombreuses plantes appartenant à de nombreuses espèces abritant des oiseaux qui chantent dans les buissons, des insectes variés qui voltigent çà et là, des vers qui rampent dans la terre humide, si l’on songe que ces formes si admirablement construites, si différemment conformées, et dépendantes les unes des autres d’une manière si complexe, ont toutes été produites par des lois qui agissent autour de nous. Ces lois, prises dans leur sens le plus large sont : La loi de la croissance et de reproduction ; la loi de variabilité, résultant de l’action directe et indirecte des conditions d’existence, de l’usage et du défaut d’usage ; la loi de la multiplication des espèces en raison assez élevée pour amener la lutte pour l’existence, qui a pour pour conséquence la sélection naturelle, laquelle détermine la divergence des caractères, et l’extinction des formes moins perfectionnées. (…) N’y a-t-il pas une véritable grandeur dans cette manière d’envisager la vie, avec ses puissances diverses attribuées primitivement par le Créateur à un petit nombre de formes, ou même à une seule? Or, tandis que notre planète, obéissant à la loi fixe de la gravitation, continue à tourner dans son orbite, une quantité infinie de belles et admirables formes, sorties d’un commencement si simple, n’ont pas cessé de se développer et se développent encore! » (1)

Renaud K.

(1) Charles Darwin, « L’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie », traduction d’Edmont Barbier, Paris, GF-Flammarion, 1992, p. 547-548

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