Une société sans islam, c’est une société qui va là où il ne faut pas aller. Elle ira là où les modes, le temps, l’histoire, la raison des plus hauts placés aura décidé. C’est une société qui ne confrontera plus ses choix selon ce qui pourrait amener les individus au Paradis ou en Enfer ; ceci elle s’en moque, elle ira où les bénéfices mondains seront les plus grands.

La vérité, le bien, cette société s’est octroyé le droit d’en décider les modalités. Ce qui est vrai et bien aujourd’hui peut ainsi ne plus l’être demain. L’instabilité est sa constance, le progrès, un idéal jamais atteint. C’est une société qui a oublié Dieu, Allah, et par conséquence, Sa récompense comme Son châtiment. La porte est ainsi grande ouverte à toutes les déviances et fautes possibles, et faisant de ce système l’antithèse même du Juste et du bonheur humain.

Car pour les athées du commun qui font la majorité de nos Nations, d’après la mort, il n’y a pas, il est ainsi question de jouer toutes ses cartes ici-bas. Les plus douteux grâce à 2000 années de tradition chrétienne – et des restes de fitra – s’eviteront les péchés les plus grands. Pour les autres, la vie sera tel un géant open bar, avec ce bas monde comme demeure à user jusqu’à la moelle.

Cette société, des individus courant après les richesses et basses mondanités en sont à la tête depuis des siècles. Pour toujours aller plus loin, ils sont prêts à voir la majorité se contenter de miettes et s’enfoncer dans les méandres de la modernité, qu’ils s’acharnent ainsi à créditer. Une modernité, il faut le comprendre, mère de tous les maux et errances contemporaines.

Ce système, qui nous garantie certes une bonne mutuelle, une nourriture prête à consommer sous plastique, et le droit à toucher quelques euros sans travailler affalé dans un canapé ikéa ; cause aussi la perte, la mort et la détresse de centaines de millions d’êtres. C’est une voie meurtrière. Elle nous fait croire que nous vivons mieux qu’hier, que nous décidons de notre destin, que nous avons le droit d’en décider les modalités sans rien ne devoir à personne ; elle se pare de ses belles phrases et beaux apparats, mais, les doués d’intelligence ne sont pas dupes. C’est un système impie, une voie meurtrière.

Le problème, c’est que nous autres musulmans, possédant pourtant les outils permettant de palier tout cela, ne le voyons même pas. Et du coup, ne faisons pas grand chose pour en changer quoi que ce soit. Nos priorités : pouvoir manger halal, que l’on cesse de nous calomnier à la télé, et que nos droits  »démocratiques » soient garantis. Le reste, ce n’est pas grave, ce ne sont que de moindres maux. Et puis ceux qui souffrent sont si loin.. En échange donc de ces  »priorités », nous sommes tristement prêt à tolérer une voie, un système, outrageusement dangereux pour le genre humain.

La question est la suivante : est-on conscient de notre rôle sur Terre, des finalités de notre din, et surtout de la réalité de ce monde et des troubles qui lui sont associés ? Il semble que ce ne soit pas encore, et plus, le cas. Sinon, pour sûr, du bocal dans lequel nous sommes, nous ferions tout pour en sortir, en tentant d’emmener le plus de monde avec nous. Le désaveu total quant à cette voie se ferait unilatéral et sentir. Alors, affaire à suivre ?

Renaud K.

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